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Chad Poroi, l’expression du corps et des émotions

Publié le 20 août 2021

Danseur invétéré, Chad Poroi fait vibrer nos oculaires avec son univers hip-hop des années 2000. Hommes de Polynésie s’est risqué à s’entraîner en cadence avec lui. Précis, appliqué et acharné, valsons à ses côtés le temps de quelques lignes. Captons le flot de ses mouvements, capturons l’ardente passion qui brille dans ses yeux.

DE MOOREA ET DE DANSE

L’aventure débute par une enfance salée où les cheveux encore humides d’embruns, Chad papillonne dans les eaux claires de Moorea à Haapiti.

« J’ai grandi en face de la mer avec une famille qui était beaucoup sur l’eau car elle tenait un club de va’a, I Mua Nui. »

Alors ingénu de cette ardente passion qui deviendra son métier et sa raison de vivre, sa tante lui ouvre la boîte de pandore.

« Un jour elle a loué Street Dancer au vidéo club, on l’a regardé et mon cerveau a explosé. J’ai regardé en boucle pour apprendre les mouvements. Et dès que j’ai eu accès à internet, j’ai cherché des vidéos de hip hop. »

Une boîte qui, en fin de compte, n’était qu’une bombe à retardement.

« J’ai commencé à m’intéresser à la danse très jeune avec la danse tahitienne et marquisienne. »

Sa barque scolaire en perpétuelle mouvement, il est guidé par des courants fluctuants entre littérature, administration et milieu artistique durant 3 années.

« Les études étaient secondaires par rapport à la danse. Même si je n’avais jamais osé me lancer, ça restait ancré. C’était mon rêve de vivre de ça. »

Progressivement une voie s’ouvre sans crier gare dans le milieu de la bande dessinée grâce à un concours. 2014 est un envol pour la ville lumière en études d’art narratif.

« En danse, le niveau était extrêmement élevé à Paris, ça m’a bien forgé. J’ai pu rencontrer des personnes extraordinaires et danser devant les Twins¹. »

Battles et workshops s’accumulent et enrichissent ses compétences. Des aptitudes jadis reconnues par le fenua à la Nuit des talents de 2011. Mais également par le groupe Pepena, qui a fait appel à lui pour réaliser leur clip Fa’afaite² en 2016.

« J’ai fait ça avec Hinavai Raveino, élue meilleure danseuse Heiva cette année-là. On a fait un clip en mélangeant le hip hop et la danse traditionnelle. »

Dans les coulisses du tournage

LA RÉALISATION D’UN RÊVE, UN CHEMIN DE VIE

Une rencontre avec les Pockemon crew³ grâce à la compagnie du Caméléon et c’est un grand pas en avant. Août 2020, c’est l’ouverture de son école de danse hip-hop à Mahina.

« J’ai donné des cours à des jeunes qui tentent de se réinsérer dans la vie professionnelle et qui s’accrochent. C’était très enrichissant. »

Rythmé entre freestyle et improvisation, mêlé à des exercices de théâtre, Chad accueille des apprenants entre 16 et 21 ans, et débloque les personnalités les plus téméraires.

« Il ne faut pas se formaliser sur son niveau. Certains n’osent pas se lancer parce qu’ils se trouvent nul et c’est dommage. On a tous commencé quelque part, il ne faut pas avoir peur. »

Que ses apprenants soient définis comme timides ou discrets, ce ne sont que des aspects superflus. La danse est une échappatoire, elle est devenue une raison de vivre pour lui, un besoin essentiel.

« A partir du moment où j’ai commencé à danser, toutes ces moqueries que je subissais à l’école sont devenues secondaires. Quand tu as quelque chose à quoi te raccrocher, les relations toxiques s’effacent d’elles-mêmes. »

D’ENTRAÎNEMENTS ET D’ÉMOTIONS

L’entraînement, c’est au quotidien mais avec une certaine modération pour ne pas perdre la passion.

« Toute la semaine on apprend de nouveaux mouvements, on regarde des vidéos. Le jeudi on se rassemble et on envoie le maximum. »

Les derniers mots de Chad sont un hymne à l’évasion et à la confiance en soi. Un dédoublement de personnalité qui permet un certain équilibre.

« Danser est un exutoire car c’est là que je peux pleinement m’exprimer et être moi-même. Tout en étant quelqu’un de totalement différent dans la vie de tous les jours ».

 Aller plus loin, se dépasser, telle est la maxime que l’on peut retenir. Bouleversons le monde par notre talent.

« Quand j’arrive à être parfaitement calé sur un son, ça me donne une sensation d’être fort dans quelque chose. Tu ne te sens pas supérieur aux autres mais supérieur à ce que tu étais, ou à ce que tu as pu faire avant. »

Manutea RAMBAUD
Rédactrice

© Photos : Manutea RAMBAUD pour Hommes de Polynésie

pour plus de renseignements

  • Instagram : @chadregale

  • Mail : regal.dojo@gmail.com

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