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Anthony Ruffin : novateur et créateur de Notypost

Publié le 19 novembre 2021

C’est dans les locaux de la CCISM qu’Hommes de Polynésie rencontre Anthony, homme d’innovation et de création. Il nous présente son projet Notypost, son parcours et son aboutissement.
Entrons au cœur de sa création, une invitation au renouveau, un éclat dans le commerce polynésien. Asseyons-nous sur les fauteuils de l’évolution et hissons la voile de ses idées pour naviguer dans son univers. 

Sa traversée dans le e-commerce

Étudiant diplômé d’une école de commerce et du MBA de Stockholm, Anthony sillonne l’Asie grâce à sa profession, entre industrie pharmaceutique et cosmétique.

« C’était à un moment clé de l’époque lorsque je me suis intéressé au e-commerce. »

Rentré en France pour son activité de conseil en import-export, une opportunité s’offre à la petite famille de s’installer en Polynésie, et en 2018 c’est le début d’une grande aventure.

La naissance d’un projet : « tahiti-deal »

Progressivement, Anthony apprend et s’adapte à cette nouvelle vie et découvre les boîtes postales. De là, une idée brute émerge de son esprit.

« Je me suis rendu compte qu’il n’y avait rien pour me dire s’il y avait quelque chose dans ma boîte. On se déplace sans être sûr. »

Les premières esquisses dessinées sont proposées à PRISM, incubateur de projet de la CCISM. Son travail retenu, 2020 devient une période d’explorations et d’essais.

« J’ai fait une étude de faisabilité et PRISM m’a beaucoup apporté pour me mettre en contact avec les bonnes personnes. J’ai travaillé en collaboration avec Fare Rata et j’ai pu partager avec eux.»

L’étude dénote des points qui ne permettent pas la pérennité de son innovation. Cependant, le cœur du projet perdure et se transforme : il se spécialise dans les colis plutôt que dans le courrier pour faciliter les livraisons sur Tahiti. 

« J’accompagne et suis partenaire d’une nouvelle plateforme qui vient de sortir : tahiti-deal.com. »

L’objectif étant de pouvoir acheter des produits expédiés depuis la France avec des frais de livraison attractifs. Permettant ainsi au Polynésien, s’il ne le trouve pas sur le marché local, de facilement commander et d’être livré ici.

« Les produits viennent de France car nous avons une liaison privilégiée sur l’aérien. »

Porteur d’un projet et d’avenir

Le projet s’hybride et s’étend vers la création d’un réseau de livraison en point relais à Tahiti.

« Au lieu d’attendre chez toi ta livraison par un transporteur, tu peux te faire livrer chez un commerçant près de chez toi, ouvert un dimanche, tard le soir ou sur ta route. »

En ce moment, Anthony peaufine avec son équipe ce projet en devenir prévu pour l’année 2022.

« PRISM m’a permis de réaliser une vraie étude de marché. J’ai compris le comportement d’achat des Polynésiens sur internet et toutes ces informations collectées m’ont permis de modifier le projet initial. »

Anthony entend et comprend les besoins des Polynésiens et s’adapte aux réponses qu’il a pu récolter grâce à ses enquêtes sur le terrain et en ligne.

Originalité et réalité

Mais parmi le flux incessant des écumes de pensées, les initiatives se perdent et se stimulent concomitamment. Qu’en est-il de son originalité ?

« Mon originalité c’est que je pars du prisme « importation » en fluidifiant les expéditions depuis la France vers Tahiti. C’est une plateforme multi-services qui permet également la réexpédition des produits et à terme la mise en avant de produits locaux.
Pour le projet Tahiti relais, je suis aidé par la DGEN qui me soutient. C’est essentiel car grâce à PRISM et à la DGEN, l’écosystème en Polynésie française pour créer des projets est favorable pour les entrepreneurs en herbe. »

Bienveillance sont les termes sur lesquels nous nous sommes arrêtés. Une solidarité entre les entrepreneurs qu’Anthony tient à mettre en lumière.

« Tous les entrepreneurs qui ont réussi te diront que c’est la mise en œuvre qui compte. Tu peux avoir la meilleure idée au monde, si tu n’as pas la volonté, si à chaque obstacle tu baisses les bras, ça ne marchera pas. »

Partager ses idées est essentiel et cette peur que l’on vole nos idées vues comme révolutionnaires, est une pente sur laquelle nous pouvons aisément glisser.

« Il faut arrêter de conceptualiser les choses tout seul. Il faut plutôt appeler directement un partenaire et prendre un rendez-vous avant de se lancer dans des mois de recherches sans rien montrer à personne.  »

Nous terminons avec une réalité que le fondateur d’Apple a bien pu illustrer : « Peut-être que le meilleur produit du monde est dans le garage de quelqu’un et on ne le saura jamais. »

Manutea Rambaud

Rédactrice

©Photos : Manutea Rambaud pour Hommes de Polynésie

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