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André Vohi : « le va’a de l’espoir »

Publié le 10 novembre 2021

La solution, Vohi la connaît depuis longtemps. Le journaliste, avide de va’a, y a baigné depuis son plus jeune âge. Loin des sentiers battus, son parcours, il l’a bâti à l’image des idées qu’il entretient, toujours dans un esprit d’innovation. Et comme si l’issue était naturellement canonique, Hommes de Polynésie s’initie au va’a, motivé par l’incommensurable passion d’un de ses plus grand dévoué, André Vohi.

Sur une pirogue de pêche

« Mec des quartiers », la mer, André l’a connu très jeune. Chez les Vohi, c’est la pêche qui nourrit et le coup de rame s’apparente à une seconde nature.

« J’ai grandi sur une pirogue de pêche avec mon grand-père, une petite pirogue taillée dans le bois à l’ancienne. J’ai de beaux souvenirs de la mer. »

La famille est également investie dans le bâtiment, leur principal gagne-pain.

 « Mon frère et moi, on a aussi grandi les mains dans le ciment. C’est ce qui m’a permis de pouvoir entretenir une certaine polyvalence. »

À la polyvalence, Vohi va ajouter une couche de nouveauté. On est encore loin de tout ce que le jeune va entreprendre mais la graine est posée.

« J’ai vu loin »

Il suit un cursus littéraire et durant son double CAPES, il enseigne le Reo Maohi. Nous sommes en 2000, une année synonyme de nouveauté pour la Polynésie et le jeune homme.

« Je suis arrivé dans le milieu du journalisme par hasard. Le jour où j’ai passé mon CAPES, TNTV était créé. Yves Haupert, devenu directeur général de TNTV par la suite, est venu chercher les premiers journalistes tahitiens, dont moi. »

Cette rencontre va le projeter au Canada pendant 2 ans, le temps d’une formation de journalisme. Et dès son entrée à TNTV, André annonce le pas.

« J’aime l’aventure et l’innovation. J’aime ce qui est farfelu. J’aime qu’on me dise que ce n’est pas possible. Pour moi, ce sont des challenges. »

Bien qu’il ait été le premier journaliste à faire des reportages hebdomadaires sur les îles, c’est avec sa passion qu’il va confirmer l’étendue de son potentiel. Car c’est dans un élan d’innovation qu’il va rendre, ce que beaucoup de ses confrères considéraient comme inutile voire impossible, une réalité.

« J’ai innové dans le monde du va’a en filmant et en commentant en même temps. Je voulais vraiment donner une place sur le va’a au spectateur. »

Grâce à sa vision, la face médiatique du va’a a radicalement changée. Au-delà des compétitions de l’élite, Vohi se projette toujours plus loin. Aujourd’hui, c’est sur un tau’ati1 en compagnie de la TEP qu’il fait parler de lui.

Le va’a pour tous avec la TEP Challenge

En regardant les extraits du nouveau documentaire de Vohi, on comprend toute l’ampleur de la solution. Un message de force, de vigueur et d’espoir qui s’aligne comme une évidence avec le cheminement de l’éternel amoureux de la rame. Mais cette fois-ci, vous n’êtes plus spectateurs. Sur son tau’ati, tout le monde est le bienvenu.

« C’est grand ce qu’on est en train de faire. Pasteurs, livreurs, infirmières, locaux ou popa’a… Ils sont déjà là. Il y a 6 mois, ils ne savaient pas ramer. Maintenant on bat des records. Ensemble, on réussit. »

Une traversée reliant Tautira à Arue, 60 km en haute mer avec un équipage d’amateurs, sensations assurées. Le record relève de l’exploit pour une pirogue double, les rameurs les plus aguerris vous le diront.

« Certains professionnels me disaient que c’était dangereux, voire impossible. Mais avec un peu d’ingéniosité et beaucoup de travail, on l’a fait. En plus de cela, on a également gagné la première course mixte, contre des professionnels. Je suis fier de l’équipe. »

Toujours dans un élan d’innovation et de dépassement de soi, il souhaite démocratiser la pratique de « notre sport ancestral » grâce au tau’ati de la TEP Challenge.

« Quand tu commences la rame, tu te réappropries la mer, tes muscles et ton esprit. Le problème de l’obésité, nous pouvons le contrer ensemble. Pour le prochain challenge, on part de Rangiroa pour un parcours de plus de 100 km. »

Poignant et ambitieux, le message est fort. Il est en harmonie avec la vision de beaucoup de Polynésiens. Mais d’après Vohi, en cette période de crise, il ne nous manque que la motivation et l’envie de faire ensemble.

« Il y a beaucoup d’initiatives, elles sont souvent éparses et je souhaite les regrouper. La crise ne nous a pas arrêtés. On crée le va’a de l’espoir, on rame pour tout le monde et pour les personnes qui ont péri lors de la crise sanitaire. Ensemble, on peut entretenir cette flamme. »

Et puisque le va’a a donné naissance au peuple polynésien, pour André la réponse est là. Et comme si on y était déjà, alors qu’il se confie, on l’imagine parfaitement entouré de l’équipage motivé de la tau’ati TEP Challenge.

« C’est parce que tu comptes pour la communauté, ton équipage, que ton esprit se renforce et qu’on bat des records. »

1 pirogue double

Niuhiti Gerbier

Rédacteur

©Photos : André Vohi pour Hommes de Polynésie

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