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Sport

Stephane Serre, arbitre polynésien du bras de fer sportif

Stéphane Serre : premier arbitre national du bras de fer sportif en Polynésie

Publié le 28 avril 2026

Tout le monde a déjà fait un bras de fer un jour, à l’école ou avec des amis ! Mais saviez-vous que derrière ce jeu populaire existe une discipline bien plus exigeante qu’il n’y parait ? Stéphane Serre, chef cuisinier, a fait du bras de fer son sport, puis sa passion jusqu’à devenir le référent de ce sport au fenua.

Dans la vie, Stéphane Serre est chef cuisinier au restaurant L’Imprévu de Mahina. Il est aussi papa de deux petites filles. À côté de ses activités professionnelles et familiales, il consacre une grande partie de son énergie à une passion : le bras de fer sportif.

« À la base, je pratiquais le surf et l’athlétisme. Le bras de fer, c’était juste pour m’amuser entre copains. Je ne le considérais pas comme un sport. »

Stephane Serre, arbitre polynésien du bras de fer sportif

Jusqu’à une rencontre déterminante avec David Proia, connu pour son engagement dans la sauvegarde de l’espèce endémique de perruches Viki’ura, mais aussi, à ce moment-là comme directeur technique de la Fédération polynésienne de lutte et de disciplines associées, comme le bras de fer.

« En me voyant, il m’a dit : “Tu as des avant-bras costauds. Tu devrais pratiquer le bras de fer sportif !” C’est comme ça que tout a commencé ! Je venais juste chercher une peluche de perruche pour ma fille. À cette époque, je ne trouvais plus le temps d’aller surfer et je cherchais une nouvelle activité sportive facile à caler dans mon emploi du temps ! »

Un sport simple et pratique

Stéphane commence à pratiquer le bras de fer sportif et y prend goût. Il est séduit autant par l’exigence que par la simplicité de cette pratique et aussi l’ambiance entre sportifs.

« Il suffit d’être deux pour les duels et de quelques machines de musculation pour l’entraînement. Les clubs se sont équipés de tables officielles et de matériels de musculation spécifiques pour les bras, les avant-bras et les poignets. On travaille tout le corps. J’ai été surpris par l’exigence et la technicité de ce sport. »

Stephane Serre, arbitre polynésien du bras de fer sportif

Une discipline en pleine évolution

Aujourd’hui, le bras de fer sportif est en pleine évolution. Les championnats du monde rassemblent plus de 1 200 athlètes, sélectionnés parmi des centaines de milliers de pratiquants. Dans l’Hexagone, on compte plus de 500 licenciés en 2024. En Polynésie, la dynamique est lancée : huit clubs, une centaine d’adhérents et une passion grandissante.

« Les débutants, venant parfois d’autres sports, arrivent en pensant que c’est un jeu… et ils découvrent un vrai sport. La force ne fait pas tout. C’est 50 % technique, 50 % puissance. Un petit peut très bien battre un grand ! »

Stephane Serre, arbitre polynésien du bras de fer sportif

Aller encore plus loin

La discipline, longtemps perçue comme un simple défi de comptoir, ne demande qu’à être organisée, sécurisée et structuréeau fenua

« En 2009, lors d’une compétition associative mal encadrée, il y a eu des dérives avec des blessés. Le bras de fer est un sport exigeant au niveau technique, qui doit être pratiquée dans un cadre sécurisé ! »

En 2018, le bras de fer sportif est affilié à la Fédération de force de Tahiti, et depuis 2019, les premières compétitions sont organisées. Chaque année, des ferristes polynésiens participent en mars au championnat de France.

Stephane Serre, arbitre polynésien du bras de fer sportif
Stephane Serre, arbitre polynésien du bras de fer sportif
Stephane Serre, arbitre polynésien du bras de fer sportif

D’athlète à arbitre

D’athlète, Stéphane s’investit pleinement en devenant président du club Tahiti Armwrestling et de la commission du bras de fer sportif de Polynésie en 2023, avec une ambition claire : faire grandir la discipline. 

Dernière étape en date  : l’Hexagone, où le ferriste polynésien s’est formé au mois de mars dernie à l’arbitrage ; une étape essentielle pour garantir la sécurité et l’équité des combats, dans un sport aussi rapide qu’intense. L’arbitrage repose sur une parfaite maîtrise des règles, du placement et des positions, afin d’éviter les blessures et d’assurer des affrontements justes entre les athlètes.

« Il n’y avait personne ici pour arbitrer et sécuriser les combats dans les règles de l’art. »

Stephane Serre, arbitre polynésien du bras de fer sportif

Stéphane Serre devient ainsi le premier Polynésien diplômé arbitre national.

« C’est une immense fierté pour mon sport et pour la Polynésie. Maintenant, on peut crédibiliser la discipline, garantir l’équité et développer les échanges avec l’international. »

Au-delà des titres, Stéphane Serre incarne une vision : celle d’un sport accessible à tous, structuré et exigeant. Placement, stratégie… , on est loin du simple jeu !

 

« Les Polynésiens sont forts, mais pas besoin d’être “balaise”. Il y a des catégories pour tous les gabarits. »

Isabelle Lesourd

Rédactrice

©Photos : Isabelle Lesourd et la Fédération française de force pour Hommes de Polynésie

Directeur de publication : Yvon Bardes

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