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Vetea Vitrac, un vent d’énergies renouvelables à la TEP

Publié le 22 décembre 2021

Après 22 ans de bons et loyaux services chez EDT, une profonde remise en question amène Vetea à repenser sa place dans l’architecture du futur de l’énergie. Hommes de Polynésie, fait le lien entre science, humilité, innovation, transition énergétique et voile, grâce au singulier bonhomme qu’est Vetea.

« J’ai beaucoup plus de questions que de réponses, et j’adore cela. »

L’ami des îles

Vetea grandit en région parisienne, mais son cœur réside dans la terre qui l’a vu naître : Tahiti.

« Mon père est français et ma mère demie de Tahiti. Durant mon enfance, je venais à Tahiti pour rendre visite à ma famille. »

Lors de son service militaire en 1995, Vetea est affecté à Tahiti. Il ne décrochera jamais et décide de rester pour bâtir.

« L’important à mes yeux, ce n’est pas l’endroit où tu es né, mais l’endroit où tu as prévu de mourir. »

En 1999, Vetea commence son aventure à EDT en tant qu’exploitant. Son métier le projette à la découverte des îles.

« L’exploitation : c’est conduire, donc faire fonctionner les machines pour produire de l’électricité, c’est la maintenance de ces machines et du réseau électrique pour assurer la distribution dans 18 îles de la Polynésie. Assurer la sécurité. »

Et les 18 îles, il va apprendre à les aimer. Au-delà de leurs paysages de charmes, ce sont avant tout les humains que Vetea apprécie.

« Grâce à mon métier, j’ai des amis dans beaucoup d’îles. Tu ne peux pas réussir sans t’intéresser aux êtres humains. Ce que j’aime, c’est que mes équipes soient heureuses de venir au travail. Un chef, c’est quelqu’un qui anime le travail. »

D’après lui, les différences culturelles et sociales entre chaque îles font la richesse de notre territoire.

« Un Marquisien du Nord ne parle pas comme un Marquisien du Sud. Une personne de Rurutu ne prononce pas le tahitien de la même façon qu’à Tahiti par exemple. On a intérêt à tirer les gens vers le haut et pour cela, il faut les comprendre. »

De thermique à EnR¹

En 2011, Vetea devient responsable de la production thermique à la centrale de Punaruu. La plus grande priorité reste la sécurité.

« Quand j’ai commencé le métier à Tahiti, il y avait des morts dans nos rangs. Aujourd’hui, il n’y a pas eu d’électrocutions ou d’accidents fatals depuis un moment. Le plus grand risque, c’est la chute car la majorité du réseau est sur poteaux électriques et les interventions se font en hauteur. »

Hormis les accidents qui se font moins fréquents, en août dernier alors que l’aventure EDT s’arrête, une autre commence. L’aventure de la TEP et de l’énergie renouvelable.

« EDT, c’est comme ma deuxième famille. Cela dit, je suis très heureux à la TEP, j’ai de nouveaux défis puisqu’ici, nous travaillons dans la transition énergétique… L’énergie renouvelable. »

Avec comme finalité le 100% énergies renouvelables. Une énergie avec un bilan CO2 nul devient un objectif majeur.

« Nous allons présenter beaucoup de scénarios dans le but d’atteindre cet objectif. De l’hydro-électricité, au solaire en passant par d’autres alternatives. Nous étudions l’application locale de ces solutions. »

Les critères : la facilité de fonctionnement, de maintenance et l’efficience.

« Pour faire fonctionner des machines, le plus important c’est la maintenance. Et si tu veux que ça marche, il faut prendre soin des humains qui font cette maintenance au quotidien. »

Avide de connaissance, Vetea se renseigne et apprend tous les jours sur le sujet. Et pour lui, avouer sa méconnaissance, c’est un pas inévitable dans la recherche.

« J’ai toujours soif d’apprendre. Quand tu es scientifique, la première valeur que tu apprends, c’est l’humilité. »

Les solutions sont multiples et Vetea, intarissable optimiste, est encore plus motivé quant au futur énergétique du fenua.

« La TEP, c’est réellement une entreprise polynésienne pour les Polynésiens, par des Polynésiens. Et les jeunes ici sont super compétents, le niveau technique est élevé. »

À la voile avec des mathématiques

La nature, Vetea la côtoie au quotidien mais c’est la mer qu’il affectionne tout particulièrement. Il la connaît depuis son enfance.

« Depuis petit je navigue. J’ai commencé avec l’Optimist, aujourd’hui, ce sont des régates de croiseurs. La mer, c’est comme une nécessité dans ma vie. »

Et c’est sur le plan d’eau de la baie de Matavai, sur son voilier le week-end, que son esprit se libère et sa passion se révèle.

« On a énormément de chance en Polynésie. La mer est partout et le climat est clément. Au-delà de l’aspect compétitif, la voile c’est avant tout une bande de copains avec un objectif commun : s’amuser. »

En termes de loisir, pour Vetea, il faut une dose de mathématiques.

« Je fais des mathématiques pour le plaisir. T’imagines le taré ?! (rires). Ce que j’aime avec les maths, c’est qu’elles n’ont aucune finalité. On est loin de la consommation, c’est juste essayer de trouver du plaisir dans un raisonnement. »

À l’heure de ses 4 premiers mois à la TEP, la finalité de son raisonnement, Vetea la réserve à la transition énergétique de la Polynésie.

« Tout simplement, je veux que Tahiti réussisse. »

1 Energies Renouvelables

Niuhiti Gerbier

Rédacteur

©Photos : Niuhiti Gerbier pour Hommes de Polynésie

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