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Heimata Krause, Captain Polynesia

Publié le 26 mars 2021

“Captain America“, c’est le surnom que lui a donné l’une de ses quatre filles. Toujours au rendez-vous, Heimata KRAUSE vient à la rescousse de sa famille quand le besoin s’en fait sentir. Une énergie et une force qu’il déploie aussi dans son travail, à la mode polynésienne. Aujourd’hui chargé de communication institutionnelle pour ONATi, il retrace pour Hommes de Polynésie son parcours pavé de réussites.

Prendre sa revanche sur la vie

Ce qui marque au premier abord, c’est son sourire. Heimata est jovial et avenant, deux qualités qui ne lui sont pourtant pas venues naturellement.

« Ce n’était pas évident à la maison, durant mon enfance. Mon père nous a quittés quand j’avais deux mois. Ma mère a dû élever ses quatre enfants seule, avec 20 000 francs par mois. C’est elle, la vraie ” Captain America” ! »

La famille sort peu, vit recluse. Rien ne prédestine Heimata à faire de la communication.

« Toute ma vie a été faite d’opportunités et de belles rencontres. J’ai un nombre incroyable d’expériences variées qui m’ont enrichi. Je crois vraiment que j’ai une bonne étoile. »

Le premier déclic, c’est l’armée qui le lui procure. Il apprend la vie en collectivité et prend goût à la pratique du sport individuel. A sa sortie, il entre à l’OPT en tant que trieur du courrier. Depuis, difficile de trouver un métier qu’il n’aura pas exercé dans le groupe : guichetier, brigadier de remplacement, formateur, chargé de marketing, de communication… Chaque fois, il se fait violence et travaille d’arrache-pied.

« Quand j’ai commencé comme guichetier, je n’y connaissais rien. Pour la comptabilité, je restais jusque très tard. Un soir, il y a eu une panne de courant. J’ai ouvert les portes, allumé les phares de ma voiture pour pouvoir continuer. »

Heimata ne lâche rien et ça lui réussit. En plus de cette volonté de fer, le soutien de ses managers, souvent devenus des mentors, l’a toujours accompagné.

« Dans le groupe OPT, il est possible de progresser grâce au travail fourni. Il y a une réelle reconnaissance des supérieurs »

Honotua, la connexion par le lien humain

A la faveur d’une nouvelle opportunité saisie au vol, Heimata entre au service communication de l’OPT. Il se voit proposer de couvrir la pose du câble Honotua entre la Polynésie et Hawai’i. Il précède le câblier pour informer les populations locales durant un an. Une expérience inoubliable.

« C’était fabuleux ! J’ai fait des rencontres extraordinaires. Au-delà du projet technique, c’est avant tout un projet humain. C’est l’humain qui fait le lien, plus que le câble. »

A titre personnel, une rencontre va le marquer à vie. À Hawai’i, on l’invite chez une vieille femme. Il croit deviner sur son visage les traits de sa grand-mère. Au cours de la discussion, il comprend qu’ils sont de la même famille.

« Je l’ai serrée dans mes bras et j’ai pleuré. J’étais ému et fier de trouver trace de ma famille jusqu’à Hawai’i. Je ne voulais plus la quitter. »

Et quand il apprend que cette femme est la nièce de Duke Kahanamoku, qui a exporté le surf aux USA et en Australie, la fierté est à son comble.

Agir au cœur du groupe

Après Honotua, Heimata suit la pose de Natitua, apportant le haut débit aux Marquises et aux Tuamotu. A son retour, il demande à intégrer la communication d’ONATi, entité regroupant la marque Vini et les activités télécoms d’OPT.

« On m’avait dit : “Pour faire passer tes idées, rapproche-toi des décideurs”. Je voulais donc mettre mon expérience au service de l’entité qui est au cœur du groupe. Et je ne me suis pas trompé ! »

Au sein de son équipe, Heimata gère la communication interne et externe d’ONATi. En interne, il met en place un réseau social d’entreprise.

« Il y avait tout à construire à ce niveau. Notre but est de fédérer les équipes et de faire passer à l’ensemble des agents notre vision et nos valeurs. »

Côté externe, ONATi multiplie les événements : surf (Rairoa Horue), va’a (Hawaiki Nui Va’a), numérique (Digital festival)… La marque accompagne la culture locale dans tous ses aspects.

« Il n’y a jamais de routine. J’ai la chance d’avoir un travail pour lequel les journées, les semaines passent trop vite à mon goût. »

Sa famille, sa lumière

Les 4 filles de Heimata

Quand Heimata évoque sa famille, le sourire, qui n’avait pas quitté son visage, redouble.

« C’était pourtant mal parti… Si j’ai longtemps mal vécu le départ de mon père, j’ai appris à le comprendre et j’ai tout fait pour ne pas reproduire ses erreurs. »

Il faut dire qu’avant l’armée, une autre expérience l’a transformé, sa rencontre avec Dieu, à l’âge de 16 ans. 

Depuis, il prie quotidiennement et participe activement à la vie de sa communauté.

Heimata et Faimano

Puis il rencontre Faimano, à 23 ans, dans le cadre de la troupe de l’OPT. Lui est musicien, elle, danseuse. Deux passions qui ne les quitteront plus.

« C’est même comme ça que l’on a payé notre lune de miel. On nous offrait le gîte et le couvert en échange de nos représentations. »

Heimata participe à sept Heiva I Tahiti et remporte trois premiers prix. Maintenant, c’est dans la musique électro qu’il s’épanouit.

Papa poule de quatre filles, Heimata vit plutôt bien son statut de seul homme du foyer.

« J’ai une place de choix ! Peu importe ce que je fais, je suis toujours défendu. »

Et de résumer :

« J’ai vraiment une belle vie. J’ai connu des moments difficiles mais aujourd’hui, les bas sont de plus en plus hauts. Quand tout est gris, il suffit de lever les yeux pour trouver la lumière. »

Une philosophie que ce Captain Polynesia espère bien transmettre à son mo’otua.

Marion BOIS
Rédactrice web

© Photos : Marion BOIS et Heimata KRAUSE pour Hommes de Polynésie

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