
Ronald Darphin, une dédication aux relations et au bien-être
Coach en relations et en bien-être, Ronald Darphin accompagne aujourd’hui des personnes qui souhaitent retrouver un équilibre dans leur vie personnelle et dans leur couple. À travers des formations en ligne et des séances de coaching, il aide ses clients à se libérer du stress, de la surcharge mentale et des tensions relationnelles. Il se confie à Hommes de Polynésie pour retracer son parcours et partager sa vision des relations humaines.
Accompagner les personnes face à la surcharge mentale
Ronald Darphin accompagne aujourd’hui des femmes et des hommes qui traversent des difficultés dans leur vie personnelle ou dans leur couple.
« Je suis coach en relations et en bien-être. J’aide surtout des femmes, mais aussi des hommes, à se détacher de la surcharge mentale, du stress, de la frustration et de l’anxiété. La plupart du temps, les personnes viennent me voir quand leur couple traverse une période difficile. Mais quand on regarde de plus près, tout est lié : la santé, les relations et l’argent. Ce sont des piliers importants dans la vie. Quand un de ces piliers ne va pas bien, les autres finissent aussi par être touchés. »

Comprendre les réactions dans le couple
Dans son accompagnement, il observe que les hommes et les femmes ne réagissent pas toujours de la même manière face aux conflits.
« Dans un couple, très souvent, l’homme va se refermer ou se mettre de côté quand il y a un problème. La femme, elle, va plutôt chercher à comprendre et à discuter. Elle va vouloir trouver une solution. Mais quand elle n’en voit plus, elle finit aussi par arrêter de faire des efforts. À ce moment-là, la relation peut commencer à se dégrader parce qu’aucun des deux ne fait le premier pas. »
Une vision globale de la vie
Selon lui, la vie personnelle et la vie professionnelle ne peuvent pas être séparées.
« On a longtemps voulu séparer la vie personnelle et la vie professionnelle. On disait qu’on travaille huit heures et qu’ensuite la vie commence à la maison. Mais en réalité, le stress du travail continue à la maison et les problèmes de la maison peuvent suivre au travail. C’est une seule et même vie. Il faut apprendre à gérer cet ensemble et être plus bienveillant avec soi-même. »

Retrouver le temps de se parler en famille
L’évolution de la société a aussi fait disparaître certains moments simples qui permettaient de renforcer les liens au sein de la famille
« Le vrai problème spécifique est qu’on a voulu suivre l’évolution de l’Occident, alors qu’on avait des bases solides au niveau communautaire. Avant, on pouvait rester le soir avec les parents et parler pendant deux ou trois heures, ou prendre le café ensemble le matin avant de partir à l’école. Aujourd’hui, c’est difficile. Pourtant, ces moments permettaient de créer un espace de confiance dans la famille où l’on pouvait parler de tous les sujets. »

Un chemin né d’expériences personnelles
Dans une autre vie, Ronald Darphin a été entrepreneur dans le bâtiment et directeur du CETAD d’Afareaitu pendant douze ans. Il s’est lancé dans le coaching en 2017 après des événements marquants dans sa vie.
« J’ai vu mon papa partir à 56 ans avec un cancer et ma maman à 70 ans avec un cancer aussi. Ma fille a fait un AVC à l’âge de 11 ans. Et moi, on m’avait diagnostiqué un diabète à 40 ans. Tout cela m’a fait réfléchir : je me suis dit que ça pouvait m’arriver demain. Je voulais comprendre comment vivre le plus longtemps possible, mais surtout en bonne santé. »
À la découverte d’une autre approche de la santé
Ces questionnements l’ont conduit à explorer différentes pratiques liées au bien-être.
« Je me suis formé à la méditation et à l’Ayurveda, une science de la vie originaire d’Inde. Cette approche explique comment manger, comment dormir et comment prendre soin de son corps au quotidien. Ce sont des connaissances très anciennes qui m’ont aidé à changer ma façon de vivre. »

Réapprendre à créer du lien
Pour conclure, Ronald Darphin partage sa vision de l’évolution des relations dans la société.
« Aujourd’hui, on parle beaucoup d’amour, mais on en voit de moins en moins. Aujourd’hui, tout va très vite. Pourtant, ce sont les moments de connexion qui permettent de construire des familles solides et des communautés fortes. »


Rédacteur
©Photos : Toatane Rurua et Ronald Darphin pour Hommes de Polynésie
Directeur de publication : Yvon Bardes









