Hommes de Polynésie Retrouvez nous sur
Site de Femmes de Polynésie Hommes de Polynésie

Je passe
d'un site à l'autre

Portrait

Antoine Arakino, musicien polynésien

Antoine Arakino, une voix en or de la bringue polynésienne

Publié le 9 avril 2026

Hommes de Polynésie vous emmène à la rencontre d’Antoine Arakino, une figure incontournable des bringues polynésiennes. Depuis plus de 45 ans, l’artiste fait vibrer les soirées du fenua. Découvrez le portrait de cet homme qui transforme chaque instant de vie en mélodie.

 

Une jeunesse auX Tuamotu

Avec son ’ukulele ou sa guitare pour l’accompagner, Antoine Arakino se met à chanter. Des standards du Tahiti d’antan, en passant par les classiques de la variété française à la musique kaina, son répertoire est très vaste.

« La musique a toujours fait partie de ma vie, j’ai été baigné dedans dès mon plus jeune âge. »

Une enfance dont les premières années se déroulent sur l’atoll isolé de Reao aux Tuamotu, au sein d’une famille très nombreuse. Antoine est le 7e enfant d’une fratrie de onze.

Antoine Arakino, musicien polynésien

« Dans la famille, tout le monde jouait de la musique, chantait. Mon père faisait une chanson de tout. Il rentrait de la pêche, il en faisait une chanson ; il y avait une nouvelle citerne d’eau dans l’atoll, il en faisait une chanson. Nous avions un répertoire avec des centaines de chansons. »

Mais à quatre ans, Antoine doit quitter son atoll natal pour Hao.

« Ma mère était enseignante et elle préférait qu’on aille à l’école primaire à Hao où le niveau était meilleur. C’était difficile car on ne voyait nos parents qu’une fois par an. »

À 10 ans, Antoine déménage à Tahiti.

« Mon père et ma mère avaient acheté un terrain à Faa’a pour qu’on puisse y poursuivre notre scolarité avec mes frères et sœurs. J’étais un peu nostalgique de ma vie dans les Tuamotu, alors j’ai commencé à composer, écrire et à jouer pas mal. Par contre, comme j’étais le dernier des garçons, je devais attendre mon tour pour avoir la guitare et souvent je devais attendre 2 heures du matin ! »

Antoine Arakino, musicien polynésien

Des premières scènes à une longue carrière

Mais cela n’arrête pas l’adolescent, qui se passionne de plus en plus pour la musique. Il joue à l’église, puis commence à participer à ses premières animations musicales à l’âge de 14 ans.

«Je jouais pour les happy hours dans les hôtels, dans les boîtes de nuit le week-end, et même le dimanche matin, lors des tirages tombola au marché. »

Antoine décide d’arrêter l’école à la fin du collège pour se lancer pleinement dans une carrière, qui continue toujours, plus de quarante-cinq ans après ses débuts. Pendant toutes ces décennies, notre musicien n’a jamais cessé de monter sur scène, participant à plusieurs groupes locaux comme Tiare Hinano, mené par Jacky Bougues, ou créant sa propre formation, Allô les îles, au début des années 2000.

« On a révolutionné la musique des orchestres, car on a mis une boîte à rythme. C’était plus simple pour se déplacer. On arrivait à avoir un bon son avec. »

Antoine Arakino, musicien polynésien

Antoine Arakino a également eu l’occasion d’accompagner sur scène les plus grands chanteurs polynésiens comme Gabilou. Parallèlement à ses prestations musicales, il s’investit également auprès d’organismes qui défendent les droits d’auteur, comme la Sacem (SPACEM). Ses responsabilités l’ont d’ailleurs mené à voyager à l’étranger, en Angleterre, au Chili ou encore dans l’Hexagone.

La transmission de l’héritage musical

Si depuis quelque temps, le sexagénaire monte un peu moins souvent sur scène, il reste toujours aussi enthousiaste lorsqu’il s’agit de gratter quelques accords pour faire danser le public aux rythmes de son ’ukulele. Mais aujourd’hui, une autre mission lui tient aussi à cœur : celle de la transmission de son héritage musical.

« Avec ma famille, nous avons des dizaines de compositions. J’aimerais les transmettre maintenant, que les plus jeunes de la famille les apprennent aussi pour qu’elles soient toujours jouées et fassent toujours danser ! »

Pauline Stasi

Rédactrice

©Photos : Pauline Stasi et Antoine Arakino pour Hommes de Polynésie

Directeur de publication : Yvon Bardes

À découvrir également :

Partagez Maintenant !

 

Publicité TEP

Newsletter

Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir du contenu de qualité

* En cliquant sur VALIDER, nous attestons que l'adresse mail ne sera utilisée que pour diffuser notre newsletter et que vous pourrez à tout moment annuler votre abonnement.