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David Touche : le grand cœur de la cybersécurité

Publié le 26 novembre 2021

C’est peu dire qu’Hommes de Polynésie en a appris beaucoup avec David. En dépit de son mètre 90 et de sa carrure martiale, le gaillard en sait tout un rayon sur les réseaux, les systèmes informatiques mais surtout, comment se protéger de la cybermalveillance. Portrait d’un chevalier de la cybersécurité qui noue l’amour qu’il porte pour la Polynésie, sa passion pour la pêche et le va’a, avec ses connaissances professionnelles.

La famille

En 2018, David découvre la Polynésie avec sa petite famille. Loin de chez lui, il tombe très vite amoureux du pays, il retrouve les images de son enfance passée à Sainte-Marie, dans le nord-est de la Martinique.

« Je suis petit fils de pêcheur, j’ai grandi dans le milieu. J’ai toujours ressenti l’appel de la mer. Et ici, la mer est partout, j’adore. »

« C’est ma mère qui nous a éduqués, mes frères et moi, avec l’aide de mes grands-parents. Et quand notre mère disait quelque chose, on respectait à la lettre. Du coup, quand je suis rentré dans l’armée, je n’ai pas eu de problèmes de discipline, j’étais déjà formaté. »

C’est dans cet esprit que David rejoint l’armée en 1999.

Connexion

L’internet encore naissant, le Martiniquais n’a pas encore eu l’opportunité de l’utiliser. Mais tout change très vite en 2000, lors d’un exercice militaire.

« Un jour, je demande à un collègue de l’armée comment l’internet fonctionne. »

Sa première recherche c’est sa ville natale.

« Sur Google, j’ai recherché la ville où j’ai grandi. J’ai atterri sur le site internet de notre commune et dans l’onglet sport, je suis tombé sur une photo de moi jouant au basketball. À ce moment-là, j’ai eu un déclic et ma perception de l’outil internet a changé. »

C’est en rentrant chez lui à Toulouse, à l’issue de cette mission, que David va réellement explorer l’intérêt d’une connexion mondiale.

« J’ai pris quelques jours de vacances, j’ai acheté tout le matériel informatique nécessaire, je ne sortais plus de chez moi. C’était devenu une obsession. »

À l’armée, les réseaux, les systèmes informatiques et la connexion font partie du nouveau quotidien de David. Et de l’expérience, il va en acquérir énormément.

« J’ai participé à 54 formations informatiques, dont une dizaine sanctionnée par une certification. J’ai été pendant 6 ans formateur national en informatique pour les militaires du rang, ce qui m’a valu de développer une passion pour la formation. »

En 23 ans de carrière, la cybersécurité va se hisser au rang de cheval de bataille dans la profession et dans la vie personnelle de David. D’après lui, c’est avant tout des convictions qui le motivent.

Son combat, sa passion

« Quand une entreprise est victime d’une cyberattaque, c’est non seulement une perte financière mais ce sont aussi les hommes et les femmes de cette entreprise qui sont touchés. Les données personnelles sont précieuses. »

Son mot d’ordre est la prévoyance.  Les attaques sont de plus en plus nombreuses, même avec une bonne sécurité, d’après David, nous ne sommes pas à l’abri du pire.

« N’attendez pas qu’il soit trop tard ! Et s’il est trop tard, il ne faut jamais payer la rançon. »

David souligne qu’une entreprise touchée n’est pas la seule impactée.

« Même si cela peut être perçu comme une faiblesse ou une atteinte à la réputation, il faut le signaler ! C’est même une obligation légale. Il y a souvent d’autres entreprises partenaires ou clientes qui peuvent devenir proies par la suite. »

Aujourd’hui, diplômé d’un Master 2 Architecte Système réseau et sécurité, David allie force d’expérience et conviction avec une connaissance incommensurable dans le domaine de la cybersécurité.

« À l’armée, j’ai commencé avec la mise en place de systèmes informatiques, puis j’ai appris beaucoup sur la mise en place de réseaux, pour finalement terminer avec la cybersécurité. Tout cela me donne une approche globale. »

Une vision d’ensemble qui lui permet de toujours appréhender les attaques et de trouver les solutions adaptées aux entreprises.

« Chaque entreprise a sa particularité, les besoins ne sont pas les mêmes. Ce qui m’amène à adapter leurs cadres de sécurité à leurs besoins et leurs capacités. La cybersécurité ne doit pas être considérée comme une dépense mais comme un investissement pour la pérennité de l’entreprise. »

Mais David, c’est aussi l’amour qu’il voue au pays. Sa passion depuis son arrivée, le va’a, il la pratique à profusion. Et après les compétitions, c’est encore dans la formation qu’il se projette.

« Dès que j’ai vu les va’a, je savais que c’était quelque chose pour moi, je me suis vite lancé. »

Des nouvelles équipes aux jeunes des quartiers, avec le va’a, David donne naturellement. En clôturant cette rencontre pleine d’informations lucratives, il nous livre sa vision du futur.

« La cybersécurité est l’affaire de tous. Pour les experts elle ne peut se cantonner qu’au métier seul. Elle demande de la passion et du temps, car les cyberattaques sont de plus en plus puissantes et vicieuses, causant souvent de lourds dégâts. Avec le RGPD1 qui se met en place, il y a des besoins croissants dans le domaine. Pour moi, c’est un réel métier d’avenir. »

Niuhiti Gerbier

Rédacteur

©Photos : David Touche et Niuhiti Gerbier pour Hommes de Polynésie

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